Axelle
Mes troupes avancent fièrement, mes amies et moi en front ainsi que le chef des rebelles, sont second et ses chefs d’armée. Chacune de mes mains et prise par l’un de mes fils et ma fille marche devant moi, magnifique. Nos visages sont marqués par la résignation, nous accepterons la mort mais pas la défaite. Il nous faut gagner quoiqu’il nous en coûte, quoiqu’il m’en coûte il me faut cette victoire. Je vendrais mon âme pour sauver les miens si je sais leur futur sauvé.
Arrivés au sommet de la colline de laquelle on à pleine vue sur la massacre qui fait rage, les troupes se forment, mes enfants passent au milieu, bien protégés et nous nous mettons en position de combat.
. POUR LA PAIX !!!!!!!
Je me mis à hurler de toutes mes forces pour motiver mes troupes qui me répondaient en chœur. Les tueurs infatigables nous entendirent, et en même temps ils se tournèrent tous vers la provenance des cris, un quart de seconde leur suffit pour comprendre. Nous n’étions, certes, pas supérieurs en nombre mais nous les dépassions largement en technique, ils avaient beau être surentraîné, rien ne valait les cours d’Athéna.
Ensemble nous nous ruons vers nos adversaires tel un troupeau assoiffé de sang, de violence et de vengeance. Il fallait nous venger de tous ce qu’ils nous avaient fais subir, nous venger de qui ils nous avaient pris à cause de leurs guerres incessantes, de leurs affronts répétitifs. Mais où étaient-elles donc ces poules mouillées de souverains de royaume ? Aucun signes de chef, les sous-chefs et autres personnes à titre clinquants se battaient avec acharnement au même niveau que leurs hommes mais aucune trace des « grands » dictateurs et de leur famille. C’était ça la guerre : une bande d’homme tués à l’entraînement pendant que l’intouchable et ses proches vivaient paisiblement dans un endroit reculé, sûrs de protéger leur vie. Moi, j’étais là, aux côtés de mes troupes. Moi, je ne me pavanais pas en habits luxuriants en me cachant à la moindre occasion. C’était aussi pour ça que je faisais cette guerre, je voulais faire sortir de leur trou ces chochottes et montrer à leurs armées à quel point leurs grands chefs sont des lâches, des lâches qui ont détruits la vie de Camia, des lâches sans qui Céria n’aurait pas eut besoin de sauvée Camia du suicide.
D’ailleurs, les visages de mes quatre amies qui n’exprimaient que rage et haine me confortèrent dans ma pensée ; il fallait les faire payer pour tout le mal qu’ils avaient fais. Ce qui me bouleversa le plus ce fut l’expression de Camia, cette jeune femme bafouée avait un regard glacial qui ne passer aucune émotions, il n’y aurait pas de pitié.
Alors nous arrivâmes en collision avec les combattants épuisés. Je ne comptais pas tout les abdomens éventrés, tout les os brisés, les hommes tués, les femmes aussi. Je laissais libre court à ma rage retenue et je ne distinguais plus à travers le brouillard noir qui m’obstruait les yeux que les points faibles des futurs cadavres autour de moi. Je déversais toute ma rancœur si longtemps enfouie, je distribuais sans retour mes coups, je délivrais ma violence gratuitement à quiconque osait croiser mon chemin. Je sentais sous mes pieds, les membres coupés, les corps de bouillie, je calculais l’horreur de cette guerre sous moi sans jamais y prêter attention. Plus rien ne m’atteignait, j’étais transportée dans un monde de tueries, j’aimais tuer tout ces gens, j’aimais sentir le sang chaud des perdants qui m’éclaboussait, j’aimais savoir que je dominais, j’aimais donner la mort. Un coup d’œil autour de moi m’apprit qu’il en était de même pour mes alliés, tous ces rebelles bafoués par leur clan, mes amies maltraitées par ce qui avait été « les leurs ».
Je regardais ces hommes et femmes inoffensifs aux entraînements, devenir de véritables machines à tuer. Le combat était aisé, nous étions du sang frais, des combattants tout neufs et vigoureux, tandis que nos adversaires étaient fatigués, blessés, certains étaient en haillons et d’autres encore tentaient de sauver leurs vies à l’aide de leurs seuls poings.
C’était sanglant, c’était glauque et j’adorais. A droite, j’écrasais des boyaux, à gauche, je broyais le reste d’un cœur encore piqué sur une épée. J’étais entièrement recouverte de sang mais malgré tout, mon armure était restée intacte. Je ne savais pas exactement combien de sang différents il y avait sur ma protection et surtout je n’en avais que faire. Tout ce qui comptait c’étais qu’ils meurent, tous.
Soudainement, j’entendis un horrible cri, je me retournais pour voir Kalia folle de rage, en effet, il semblait qu’il y avait un problème avec la personne à côté d’elle. Je me rapprochais lentement avant d’être prise en vole par une Camia aux prunelles folles :
. je le savais, j’en étais sûre !
. de quoi étais tu sûre ?
. cette fille est une traîtresse !
Je me retournais pour voir effectivement que Twella, à qui j’avais appris à contrôler son pouvoir avec une confiance aveugle, était entrain d’attaquer Kalia. Quelle p**e ! la bile me remonta et mon désir de vengeance éclata comme un volcan en effusion. Je voyais rouge et un seul ordre suffit :
. Massacrez-les, tous.
Ma voix n’avais jamais été si grave, elle semblait sortir tout droite des entrailles les plus terrifiantes de la Terre. Cet ordre prononcé d’une voix excessivement calme mais rendu d’autant plus effrayant suffit pour que les boules d’énergies déboules de partout, c’était là notre atout, nos pouvoirs. Je concentrais ma puissance en mes mains. Elles finirent par exploser en même temps que celles de mes consœurs raflant une centaine de corps mi-morts au passage.
Nous étions maintenant supérieurs : Camia et Céria combinaient eau et électricité ce qui donnait un mélange explosif, Laoé, elle, dirigeait plusieurs armes de sa seule pensée ce qui lui permettait d’attaquer dix fois plus de guerriers que nous et enfin, Kalia se servait de sa beauté mystiques pour attaquer les hommes et les déstabiliser, de sons sixième sens animal pour se protéger et de son invisibilité pour tuer le plus de monde possible.
Tout se passait bien, nous dominions.
Des jours plus tard alors que nous pensions que la bataille touchait à sa fin tant les attaquants venaient à manquer, il se passa une chose dont je me souviendrais toute ma vie. Tout d’abord nous vîmes Twella se disputer violemment avec son compagnon, un des nombreux sous-chefs alors qu’ils avaient l’air en parfaite osmose. Si cette dispute m’intrigua elle réjouie tout les rebelles restants et même le frère de Twella qui avait, depuis longtemps, décrété qu’il n’avait plus de sœur.
Tout le temps des combats, Twella et son ami ne s’adressèrent pas la parole, elle pleurait sans arrêts tandis que lui ne semblait pas vraiment touché. Mes enfants se battaient vaillamment et nous nous relayions pour les surveiller. Je ne savais pas qu’à une certaine heure de la journée ils étaient vulnérables…
Je me battais toujours avec acharnement mais ma rage ne montait plus, je pensais être arrivée au bout de moi-même avoir franchis le dernier seuil, il est inutile de préciser à quel point je me trompai.
J’étais entrain de réduire en pièces un homme bâtit comme une bodybuilder alors que j’ai entendue un cri. Un cri, différent que tout ceux que j’avais pus percevoir jusqu’ici, un cri perçant, aigu, effrayant, je reconnu tout de suite la voix : Lucas…
Mon sang ne fit qu’un tour et je me retournais d’une vitesse insoupçonnée, mais il était trop tard. Tout à notre combat nous n’avions pas vu arriver les chefs et leurs fils. L’un d’eux s’attaquait à mon petit garçon et en mauvaise mère je n’avais rien put faire. Je courais de toutes mes forces tuant de mon simple passage tous les gens qui me le barraient. Ma rage explosa en furie et un énorme grognement assourdissant sortit de ma poitrine, malheureusement j’étais sûre d’arriver une demi-seconde trop tard.
Alors, le temps s’arrêta, je vis l’aura bleue foncer sur mon fils alors que je n’étais qu’à un mètre de lui, j’attendais avec horreur son cri de douleur, qui ne vint jamais…
A la place de celui de mon fils, j’entendis le poids d’un corps plus lourd tomber à terre dans un grognement plus aigu, pas une plainte. Je compris, quelqu’un venait de se jeter devant mon fils pour le protéger et je ne la remercierais jamais assez. Je m’attendais à devoir pleurer un ami, une connaissance, un membre de ma famille mais pas elle, pas Twella.
C’était Twella, la guerrière infidèle comme tout le monde l’appelait, qui avait sauvé mon fils, elle mourrait pour lui. Ma colère envers elle s’envola aussitôt pour se rediriger vers la personne qui avait envoyée l’attaque, le prince Blanc. Je me jetais sur l’héroïne et pleurais pour elle. Elle me regarda d’un regard doux :
. Axelle…
. oui, Twella, je suis là. Merci, merci…
. ce n’est rien, merci à toi
. Pourquoi, pourquoi t’as fais ça ?
. Je viens d’apprendre que j’ai trahis mes vrais amis, ceux qui croyaient réellement en moi pour un homme qui m’avait séduite afin que j’accepte d’être une taupe. Je vous ai trahis par amour, amour qui n’existe que dans un sens. Je voulais me faire pardonner mais je ne savais pas comment alors voilà, je t’offre ma vie, mon mentor, ma seule véritable amie, la seule qui à sut combler le manque que j’ai toujours eu…
Les larmes coulent encore sur mes joues lorsque je repense à toi Twella, je te les dédie.
. Merci, dis leur que je les aime. Tous.
Et elle ferma les yeux
. Merci à toi …
« Dors, dors petit oiseau
Ferme les yeux, prend du repos
Dors, mon ange ma beauté
Laisse ton âme s’envoler
Laisse à mon corps frêle
Le soin de te bercer
Jusqu’au sommeil éternel
Où il te faut plonger
Laisse, laisse Morphée
Et bien d’autre bras
Venir doucement te dérober
Puisses-tu faire face à ton trépas
Dors, dors mon hirondelle
Laisse ton cœur s’arrêter
Laisse ton sang sécher
Et ton rire se faner
Dors, ma sauveuse de vie
Profite enfin du répit
Car même si la mort ta prit
Ta splendeur ne s’est pas ternit »
Sœur Padawa
C’est avec une rage nouvelle que je me relève, ces guerriers aux mœurs inexistantes obligés d’utiliser les sentiments innocents d’une jeune fille trop souvent faussée. Ils ne veulent pas de pitié ? Nous allons donc ranger nos cœurs bien loin de nos pensées et même l’oublier. La vengeance est peut-être un plat qui se mange froid mais moi je préfère la servir bouillante.
Je me tournais vers le meurtrier, il recula d’un pas. Il est sûr qu’il est facile de s’attaquer à un enfant sans défense est facile mais lorsque la mère s’oppose il faut aller le chercher loin le courage…
Il n’eut pas le temps de faire un pas de plus alors que je me jetais sur lui. J’écrasais ses os un par un l’envoyant valdinguer sur les rochers les plus proches, me délectant de ses cris de douleur. Aucuns mots ne seraient assez forts, assez puissants pour vous décrire l’horreur de l’affront. Mon adversaire ne répondait déjà plus à mes attaques. Je commençais donc à lui poser la question fatidique :
. Où sont tes parents
Il m’adressa un regard de défit et me cracha au visage, je lui crevais un œil.
. Deuxième fois, où sont tes parents
Les larmes abondaient déjà sur son visage, se mêlant au sang de ses blessures. Il trouva néanmoins la force de m’adressé un faible :
. Jamais
Je lui arrachais d’un coup sec ses dents du dessus. Et dans un cri de douleur il me répondit enfin :
. Dans la grotte feroce !
Je lui rompis le cou.
Kaloune
ven 24 jui 2009 17:14