Axelle
Lorsque nous arrivâmes, le champ de guerre était vide, il ne restait que les corps des combattants morts ou agonisants. Prise de pitié je demandais à Camia et à Phaélian de partir puis je m’agenouillais pour concentrer toute ma puissance en un point culminant. Je sentais la chaleur se répandre dans mon corps, lentement je devins engourdie et mes sens se troublèrent. Je n’avais plus que la force de me tenir droite et de garder les yeux ouverts. Tout était concentré dans mes paumes, l’aura violacée s’amplifia puis, à bout de souffle, je lançais mon sort. Ma puissance pulvérisa la plaine, arracha les seuls arbres encore debout et surtout redonna vie à tous ses pauvres cadavres. J’eus juste le temps de me téléporter auprès des miens.